SOUS UNE COUCHE DE NEIGE ET D’OUBLI

Une fois n’est pas coutume, je laisserai la parole à mon ami Jacques Bianchi qui, ayant visionné le film, m’a spontanément envoyé ce message. Qu’il en soit ici chaleureusement remercié.

« J’ai beaucoup aimé, 23 minutes, juste la bonne longueur pour sympathiser avec Catherine et le témoignage de son passé. On a beaucoup d’empathie pour ce personnage qui n’a rien de fictif d’ailleurs (ses souvenirs dans l’église sont bouleversants). Cette harmonie de plans séquences et de scènes de la vie courante nous fait réaliser que nous voyageons dans le temps, ce temps qui passe trop vite et sur lequel nous n’avons aucune prise, sauf à attendre cette fonte des neiges sous lesquelles sont enfouis tous nos souvenirs dormants. Tout le monde rêve de vivre cette expérience 50 ans après ! Retourner sur les lieux de son enfance est une chance (celle de vieillir) et une quête initiatique au plus profond de soi-même. Le charisme de Catherine doit beaucoup à cet état d’âme. On s’identifie, on l’envie et on est bercé par les images, ces images en demi teinte d’une nostalgie propre à chacun de nous. Je ne rajouterais pas une scène ni en retirerais une à ce beau film bien monté, à ce scénario bien maitrisé et à ce casting si convaincant. Une de tes  meilleures réalisations,  Alain ! JB »

2 réflexions sur “SOUS UNE COUCHE DE NEIGE ET D’OUBLI

  1. Magnifique décapsulage de l’encapsulé : il faut maintenir le cap sur les anciennes agapes. Merci à la captée et au captant d’en avoir été capables.
    L’étranger que je suis n’aurait pas cru savoir palper la scapulaire étoffe d’un Sommeil Dormant qui n’est pas sien.
    Et pourtant.
    Palpations de neige retrouvée par une autre, que de palpitations vous faites-vous l’hôte !
    Parce que la capitonnée n’a pas capitulé, j’ai en partie capito un capital capiton.
    Grâce soit rendue à cette captation.

    Anecdotiquement, entre les 9’52 » et les 9’56 » du film, mon enfance m’a sauté à la gorge. Tout au long des longs voyages familiaux en voiture dans le grand Anjou, j’occupais les années 70 à kilométriquement guetter les petits cubes coiffés de rouge qui poussaient au bord des routes nationales et départementales, afin d’en déchiffrer les signes. Là-bas, en Afrique du Nord où je n’ai été qu’une semaine en consumériste touriste, quatre secondes d’images montrent que les petits toits de mon enfance sont peints en bleu. C’est merveilleux !
    Merci pour ce voyage dans tellement de dimensions.

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