LA VALLÉE DU CHANT DU MONDE, LE FILM

VDCM

« François était entré par le style, l’admiration, et moi par la géographie. Il lui avait fallu une seule phrase et de cette seule phrase il pouvait faire un roman. Mais moi ? Ce fleuve ? Cette épaule ? Où est-ce que Giono était allé les chercher ? Le chant du monde ? Mais où ? Dans quel pays ? Alors me sont revenues en mémoire les hautes vallées de la Bléone et de la Durance, du côté du pays de ma mère. J’avais lu un jour que c’était là l’origine, la source. »

LA VALLÉE DU CHANT DU MONDE, un film que j’ai réalisé en Haute-Provence sur les traces de Jean Giono. Avec François Louvard, Jean-Louis Carribou, Christian Garcin, Serge et Dominique Davin, Mireille Arnaud-Davin, et la participation exceptionnelle de Mme Sylvie Durbet-Giono.

Bonne projection.

AD

5 réflexions sur “LA VALLÉE DU CHANT DU MONDE, LE FILM

  1. La vallée du chant du monde : entre deux puis trois puis quatre… Un travail collectif où chaque intervenant parle de son Giono. Et l’issue de la quête est résumée par le dernier mot…

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  2. Premier et gourmand visionnage….retrouver tant de lieux,situations et paysages,teintes variées des saisons de ces pays aimés et fréquentés souvent en imagination…. Tous nos yeux « appuyés sur les épaules » de notre désir de revisiter ce monde… Un grand bravo. Gérard

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  3. J’ai extirpé de toutes les éditions où je suis enfermé depuis longtemps l’encre des mes os pour, avec vous et charnellement vêtu, parcourir cette Vallée du Chant du Monde. J’ai décidé d’y rester. J’ai reconnu dans les plis des montagnes ceux des robes de Pauline de Théus et peut-être mieux encore, la liberté carbonari.

    « L’Italie est là derrière », se disait-il.
    Il était au comble du bonheur.
    Manosque, le 25 avril 1951. Jean Giono.

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  4. Avec son dernier opus, Alain Deloffre nous offre un voyage en Provence à la recherche des origines du roman de Giono, le chant du monde. Ce film mené sous forme d’enquête, et de quête (!) est un véritable enchantement et un hymne lyrique à la Provence ! Et il n’est nul besoin d’avoir lu le livre de Giono ni de connaître cette magnifique région pour être bercé par cette douce narration tout en finesse, en sobriété. Sous le prétexte de remonter à la source de l’inspiration du poète ( et il serait plus à propos de parler de fleuve ! ) le cinéaste nous fait communier avec cette nature si poignante de cette région si riche à son cœur. Le chant du monde, quelle énigme ! Où ? Dans quel pays ? On veut en savoir plus à chaque instant ! Nous sommes captivés par les témoignages de Serge, Dominique et des autres… Ainsi que de celui de la fille de Giono herself ! Et le François toujours là dans la recherche de Vérité. Ce François, ingénu et candide et d’une sensibilité palpable à chaque instant. La réalisation d’Alain Deloffre est si convaincante qu’elle donnerait envie de lire le livre à ceux qui ne l’ont pas encore fait ( et j’en fais partie !). Ces vues de la Provence, des basses Alpes (de l’Himalaya comme dit l’un des protagonistes !) est un ravissement. Le montage est tout en nuance, en subtilité, aucune longueur dans ce film de presque une heure. Ce montage en permanence bercé par la voix off ( Giono est revenu parmi nous ?) toujours monocorde et tellement apaisante. L’ombre de Wim Wenders n’est pas loin dans ce qui va rester un des meilleurs films d’A. Deloffre. Doit-on rappeler qu’il est un de ses cinéastes préférés ? L’apaisement soudain rompu par le crash de la german air wings. Fallait il en parler ? Quel lien avec la trame ? Mais comment ne pas en parler ? Ce pays est désormais meurtri par cette tragédie. Il fallait le dire et surtout dire que la nature efface les traces, mais que les hommes se souviennent. Et c’est tout le propos de ce petit chef d’œuvre, l’osmose entre l’homme et la nature mais aussi entre les hommes et les mythes, les traditions. Courez voir cette vallée du chant du monde, elle vous reconcielira avec la vie. Alain Deloffre a certainement  » commis » son plus beau film car c’est plus qu’une simple réalisation, c’est la véritable incarnation d’un chemin spirituel qui pourrait pourrait nous rappeler chacun des nôtres.

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