DU PAYSAGE ROMANTIQUE

Un oiseau prenant son envol depuis la pelouse de Stephen’s Green (disons près de la statue de la révolutionnaire Constance Markiewicz) pourrait se poser une petite quinzaine de miles plus loin au sud dans un désert de roches et de bruyères. Ce sont les Wilklow Mountains que nous traversons sous un ciel de plus en plus spectaculaire au fur et à mesure de la journée. La ville de Dublin s’est très vite champêtrisée et la route, en quelques épingles, prend ce qu’il faut de hauteur. Nous suivons la R115, laissons à notre droite le Eagles Crag et atteignons le carrefour avec la R759. Autour : rien. Pas un hameau, pas une maison, très peu de voitures. Étonnante impression d’avoir claqué des doigts pour nous retrouver dans un décor d’heroic fantasy. La route redescend vers Glendalough dont nous visitons le cimetière, les lacs et l’ancienne mine de plomb réduite à quelques ruines au milieu d’une vallée désolée. La poétesse Letitia Elizabeth Landon s’y est peut-être aventurée avant de rejoindre le capitaine Mac Lean au château de Cape Coast. En 1834, un an avant sa mort, elle publie un poème sur les mines d’or de Wilklow, The Golden Grave

Glory and gold are gone; but still 

    They live in song again.

Des paysages pareils, la poésie romantique en fait son affaire, quitte à changer le plomb en or.

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