LE SILENCE

Encore un autre jour, pendant le même été 2004, François et moi avons visité une église à Florence. Nous logions dans un hôtel pension avec vue sur une terrasse privée où j’étais déjà passé en 1979 et 1982. La ville était bondée et les queues interminables pour visiter les musées. L’église, je l’avais repérée à flanc de colline, de l’autre côté de l’Arno, un peu plus loin que les célèbres jardins Boboli. Je pensais que nous y serions tranquilles car elle est excentrée et s’atteint au prix d’une petite grimpette. Arrivés sur le parvis, nous nous rendîmes compte que l’heure de la fermeture était proche et que nous étions absolument seuls. Nous n’avions que peu de temps et, par hasard, sans pouvoir visiter les lieux de manière approfondie, nous nous retrouvâmes dans une sorte de sacristie. Nous nous assîmes et, sans nous concerter, nous nous arrêtâmes de parler. Rien ne se passait, il n’y avait pas d’illumination mystique, mais, dans une sorte d’accord parfait, nous bûmes le silence de nos quatre oreilles grandes ouvertes.

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