LES VOYAGES EN AFRIQUE

port bouet 2004

« Le temps passe et je m’avise que mon premier voyage en Afrique Noire remonte à près de trente sept ans. »

C’est ce que j’écrivais il y a trois ans. Il me faut donc mettre à jour cet article pour deux raisons : tout d’abord ce premier voyage (1979) date désormais de quarante ans; d’autre part, depuis 2012, quatre nouveaux déplacements en Afrique se sont ajoutés à la liste. On trouvera donc ici d’anciennes photos et d’autres plus récentes, les dernières prises au cours de mon périple estival au Cap-Vert et du côté du Sénégal. Je ne compte pas dans ma liste mes six ou sept voyages au Maroc et mes incursions en Algérie, Tunisie et Égypte. C’est un problème de géographie. Le Maghreb est spécifique, et l’Égypte un pays plus oriental qu’africain. La mise à jour d’aujourd’hui est par ailleurs provisoire puisque je repars au Ghana dans un mois. Quand j’aurai un peu plus de temps, je tâcherai d’écrire un article plus étoffé sur ce rapport à l’Afrique, en m’efforçant de mieux cerner le périmètre personnel des pérégrinations que j’y mène depuis ces jeunes années.

Alors, rendez-vous très bientôt pour une suite !

 

Ci-dessus, Côte d’Ivoire et Haute Volta, 1979.

 

Ghana, Togo, Bénin, Burkina Faso, 1983-1984-1985.

 

Côte d’Ivoire, 2004.

 

Burkina Faso, 2005.

sénégal 2005

Sénégal, 2005.

 

Burkina Faso, 2007.

 

 Côte d’Ivoire, 2008.

Burkina-2010jpg

Burkina faso, 2010.

 

Burkina Faso, 2012.

Burkina Faso 2016.

Ghana et Togo 2017

Burkina Faso 2019.

Cap-Vert, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau 2019.

LE REGARD BLANC

En 2007, lorsqu’avec l’ASPA nous sommes passés au village Lobi qui se trouve près de la ferme de Tompéna, j’ai tourné des images que nous avons hésité à conserver pour le film. Notre troupe, il faut bien le dire, avait semé le trouble, et les images sont dérangeantes. La distribution de bonbons donne lieu à une belle pagaille, les enfants se battent pour récupérer quelques malheureuses babioles. Bref, nous foutons le bordel, et puis nous repartons… En 2005, accompagnant Gérard Philibert au petit séminaire de Saint Tarcisius, je m’étais éclipsé pour marcher seul vers les baobabs, suivre dans la brousse de vagues sentes craquelées par la sécheresse. Après quelques minutes, je tombais sur une ou deux cases isolées. Deux femmes étaient là avec leurs enfants, nous ne pouvions communiquer que par gestes, et je laissais à l’un des gosses une petite voiture en plastique gardée jusque-là au fond de ma poche.

Tout cela me ramène au voyage de 1979 dont je reconstitue en ce moment la chronique. Cette fois, Gac, Patrick et moi étions passés en Haute Volta (ex Burkina Faso) et un taxi nous avait conduits jusqu’au village de Koumi. Ce sont les images mises en ligne aujourd’hui et elles parlent d’elles-mêmes. Á  nouveau cette gêne d’assister à la distribution parcimonieuse que tous les guides du routard préconisent pourtant (« Amenez des stylos, de menus objets, cela fait toujours plaisir », etc.) En regardant attentivement la vidéo, on voit très bien que les jeunes voyageurs que nous étions commencent à prendre conscience de ce qu’est la pauvreté. On voit aussi quelques gestes peu amènes de la part des autochtones, visiblement dérangés (ou choqués) par notre visite éclair. Mais ce qui me gêne le plus aujourd’hui, c’est la musique choisie pour illustrer le tout. Dramatique, puis doucereuse…

Certes, Koumi manquait de ressources et nombre de ses cases ou bien encore le pont de bois enjambant la rivière paraissaient particulièrement délabrés.

Fallait-il pour autant en rajouter ?