DARWIN PORTE DE SERVICE

Dans un de mes livres fétiches (Une fois, offert par mon ami François), Wim Wenders raconte comment il est arrivé un jour en Australie par sa « porte de service ». Il voulait dire qu’il était passé par Darwin, tout au Nord, plutôt que d’atterrir comme de coutume à Sydney ou Melbourne. Un jour, j’ai donc moi aussi débarqué en Australie par Darwin, la porte de service, là où j’avais rendez-vous avec Pauline. Je retrouvais ainsi cette ville un peu mythique (sur le papier en tout cas), visité une première fois quelques années auparavant avec Marine.

La ville, c’est essentiellement deux ou trois rue parallèles, quelques auberges de jeunesse, un port au bord de la Mer de Timor. Se baigner est impossible à cause de l’agressivité des méduses et on passe son temps à remonter la Cavenagh avenue, à filmer le coucher de soleil, à boire un verre au casino, à faire ses courses au Coles ou au Woolworth, à préparer la suite du voyage. C’est vrai qu’on peut s’y ennuyer un peu, mais le temps toujours beau, les fleurs de frangipanier et la coolitude généralisée permettent de ressentir très agréablement « la douceur de vivre ».

L’album qui suit tâche de restituer l’ambiance générale.