FAIRE UNE VIRÉE À TROIS, LALALALALALALA…

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J’adore cette chanson « Faire une virée à deux / Dans le Sud de l’Italie / Lalala lalala… ». Je ne sais plus qui l’interprète, je ne connais que le refrain et la mélodie, mais cela suffit à mon bonheur. Il est des airs, comme celui-ci, qui sonnent les vacances et ensoleillent l’esprit. Quoi qu’il en soit, ce voyage dans les Pouilles avec mes amies Catherine et Paola fut bien la virée heureuse, l’échappée belle, comme un regain d’été aux portes de l’affreux novembre !

L’album du jour sera à la fois bucolique et méditerranéen. Villes perchées au-dessus de la mer, terre ocre des oliviers, trulli et bories de l’arrière-pays, il y en a pour tous les goûts. J’avoue avoir été impressionné par la silhouette de l’Albanie se dessinant à l’horizon peu après Otrante. Ce fut une apparition aurait pu dire Flaubert au cours de son voyage vers l’Orient ! Danielle, ma sœur, qui n’est pas précisément flaubertienne, me rappelait l’autre jour qu’au début des années 70 son voyage vers la Grèce s’était arrêté au Club Méditerranée d’Otrante, ville déjà citée. Pourquoi donc ? Le choléra sévissait alors en Italie et la Grèce, prudente, n’acceptait plus les voyageurs non vaccinés en provenance de Brindisi ou de Bari. Comme ce temps paraît lointain… Le choléra a disparu de nos contrées, le Club Méditerranée est racheté par les Chinois, les vieilles femmes toutes de noir vêtues sont devenues très rares dans les Pouilles. La Méditerranée, pourtant, reste ce qu’en disait déjà Homère : un espace lumineux mais tragique. Les voyages n’y sont pas toujours d’agrément ; aux vacanciers de ne pas l’oublier.