LES PASSANTES DE DANO

Un jour, j’arpentais le marché de Dano en quête de bonnes images pour le film que j’étais en train de tourner. Les marchés africains, c’est toujours un peu la même chose. Le bruit, les odeurs, les petits tas de piments bien alignés, les étalages de poudre et d’huile de beauté… Mes compagnons recherchaient eux aussi de quoi se fabriquer du souvenir, généralement des tissus, de la vannerie, des calebasses qu’on retrouve ensuite sur les étagères et dans les armoires, à la maison. Et puis elles sont passées. Je serais bien incapable de dire d’où elles avaient surgi, où elles allaient, pourquoi, de toute évidence, hormis leur beauté, quelque chose en elles les faisait reines. Ce fut comme une apparition, comme dirait l’autre !

Le plan est très furtif. J’en ai capturé quelques images. Ce sont les passantes de Baudelaire, de Brassens, d’autres encore, à Dano, Burkina Faso, Afrique de l’Ouest, Planète Terre.