MES YEUX ÉBLOUIS

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L’île de Pico est une révélation. Je l’ai parcourue aujourd’hui par la côte Nord jusqu’à l’extrême point de Manthena puis par la somptueuse route du centre qui traverse les plateaux d’altitude. Ce sont d’abord les vignes curieuses, emprisonnées, bien au chaud entre leurs murs de pierres volcaniques ; je tâcherai d’en ramener une bouteille à João. Le Clube naval de São Roque offre une halte agréable après la visite du musée de l’usine baleinière. Buffet à volonté. Puis la route va de village en village. Pas grand monde… Mais le plus beau est à venir. À partir de Pietade s’élève la Transversale. Pas âme qui vive. Brouillard très dense et parfois, alors que la pluie redouble, apparition miraculeuse des lointains. Où est-on ? Sur la lune ? Je suis ébloui.

Trois informations maintenant dont certaines font suite aux articles précédents : on trouve aux Açores de nombreux bazars chinois. Choix inépuisable. Prix imbattables. Qualité moyenne. Certaines maisons arborent le drapeau portugais et le drapeau américain. On trouve aussi le drapeau canadien. Quant à la loueuse de voitures, elle se nomme GOULART. C’est un nom fréquent ici, bien représenté au cimetière. Le nom, très présent aussi en Bretagne, signifie à quelque chose près gros mangeur, gourmand, goulu. Au cimetière de Madalena, je me suis dit que ces morts-là avaient sans doute été de bons vivants.

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