PROVINCE CAPITALE

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Journée de transition avec retour à Manille avant le grand départ pour Melbourne.
À la fraîche ce matin piscine puis moto jusqu’à Dauis et la côte occidentale de l’île. En ce dimanche beaucoup de Philippins vont à la messe. Ce catholicisme rassemble les foules et fortifie le lien social. C’est un trait marquant ou « saillant », (dédicace spéciale à Virginie et Évelyne qui comprendront) du pays, avec son caractère latino-asiatique, son métissage particulier qui adoucit la langue, la musique, les visages, la marche et son rythme. Tranquille… Les Philippines ont a souffrir pourtant; ce n’est pas un paradis. Partout les ruines rappellent les catastrophes, ouragans ou tremblements de terre. C’est particulièrement vrai à Loon que je traversais hier. Les églises, justement, sont endommagées (pourquoi ?). À Dauis, par exemple, la messe se célèbre à l’extérieur, à l’ombre du clocher dangereusement lézardé…
Me voici donc ce soir à Manille et dans le centre cette fois. Près de l’hôtel curieuses fortifications circulaires abritant une chapelle (messe) et un cimetière. Y reposent les restes de José Rizal, héros de la révolution philippine, celui dont la statue trône dans tous les jardins et au milieu des places. Le front de mer, entr’aperçu au crépuscule depuis le taxi, est une longue promenade que je remonte dans la nuit. À ma droite, après l’imposante ambassade américaine, la mer. À ma gauche, de l’autre côté de la double avenue, la rangée des banques et des hôtels de luxe. Partout, sur le trottoir, des sans abri ou plutôt des « sous bâche », parfois avec leurs enfants. De temps en temps un couple d’amoureux et, régulièrement, des masseurs ou des masseuses; de quoi se décontracter l’échine. Je marche ainsi jusqu’à une sorte de Luna Park, sa grande roue et ses attractions bruyantes. Bref, la fête.