LA PART DE L’EAU : LE FILM

L’Afrique manque-t-elle d’eau ?  La ressource vitale sera-t-elle suffisante pour répondre dans l’avenir à la forte croissance démographique ? Quelle accessibilité pour une eau potable de bonne qualité ? Voilà les questions auxquelles tente de répondre ce documentaire de 12 minutes. Je l’ai tourné dans la région de Diébougou, au Burkina Faso, en compagnie de mes amis Frédéric Bernardeau et Anne-Thérèse Rendu.

Bonne projection et bon partage !

UN VOYAGE EN INDE LE FILM

« – À quoi bon aller en Inde ? – Je te l’ai dit : pour y faire l’expérience de l’Inde. – C’est-à-dire ? – Pour voir en quoi les Européens sont des Européens et les Indiens des Indiens. »

Alberto Moravia, Une certaine idée de l’Inde, 2007.

Enfin en ligne le film de 20′ réalisé en février à l’occasion du voyage du Cours Bastide de Marseille à Mumbai et sa région. Quand on a dix-sept ans et fait « l’expérience de l’Inde »…

Bon film ! (cliquez et actionnez le mode plein écran)

MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE

Ce jour-là, Marine et moi étions dans le Queensland, à la tombée du soir. Nous avons filmé ce carrefour à Ingham, une petite ville de passage sur la route de Townsville (pléonasme, semble-t-il) que nous comptions rejoindre pour passer la nuit. Après le feu rouge, nous avons continué tout droit, alors qu’il nous aurait fallu  tourner à droite. Parfois on se plante, n’est-ce pas ? Après une heure de route, la chaussée est devenue étroite en effet, endommagée par des nids de poule et bordée d’ornières. Apparemment nous n’étions pas dans la bonne direction. C’est lorsque nous sommes arrivés sur une piste sablonneuse au milieu d’un champ de maïs que nous nous sommes rendus à l’évidence : il fallait faire demi tour si nous voulions retrouver la route de Townsville, c’est-à-dire repasser par le carrefour d’Ingham, celui où nous nous étions trompés. La nuit était tout à fait tombée maintenant et nous avons arrêté le van près d’une ferme. Un bref instant, j’ai pensé à Massacre à la tronçonneuse. Il faisait très noir; une ampoule, quelque part, clignotait. Un chien a aboyé puis s’est tu. Derrière la maison, nous avons gravi un escalier de bois avant de frapper à une porte. Un monsieur est venu nous ouvrir tandis que sa femme regardait une émission de télé réalité sur un vieux poste (autre pléonasme : dans les films d’horreur, je ne sais pourquoi, cela se passe toujours dans des fermes équipées de vieux postes qui grésillent. Ce doit être un code.) Le type était d’origine italienne et Marine a échangé quelques mots avec lui dans sa langue d’origine. C’est comme cela que nous avons appris que le couple était installé en Australie depuis plus de trente ans. Ils faisaient du maïs, comme on aurait pu s’en douter, une activité somme toute inoffensive. Quoi qu’il en soit, nous nous étions bien trompés de chemin, nous devions retourner sur nos pas : plus d’une heure encore, dans l’obscurité, avant de retrouver lngham. Cette fois, au carrefour, nous avons tourné à droite. Vu l’heure (il était presque onze heures du soir) je n’ai pas tourné d’images. Il fallait continuer notre route.

PS : Les quatre photos ci-dessous sont floues. La peur sans doute.

RÊVE PHILIPPINES

En juillet dernier, j’ai à ce point aimé les Philippines que ce voyage n’était peut-être rien d’autre qu’un rêve. Ce genre de rêve que nous connaissons tous, un peu embrouillé sans doute, étrange, mais si doux, si délicieux, qu’il superpose dans sa jouissance même l’illusion du bonheur enfin trouvé et l’inquiétude du réveil affleuré. Je ne sais si ce petit film de sept minutes parvient à traduire cette expérience. Du moins, aurai-je essayé.

LE REGARD BLANC

En 2007, lorsqu’avec l’ASPA nous sommes passés au village Lobi qui se trouve près de la ferme de Tompéna, j’ai tourné des images que nous avons hésité à conserver pour le film. Notre troupe, il faut bien le dire, avait semé le trouble, et les images sont dérangeantes. La distribution de bonbons donne lieu à une belle pagaille, les enfants se battent pour récupérer quelques malheureuses babioles. Bref, nous foutons le bordel, et puis nous repartons… En 2005, accompagnant Gérard Philibert au petit séminaire de Saint Tarcisius, je m’étais éclipsé pour marcher seul vers les baobabs, suivre dans la brousse de vagues sentes craquelées par la sécheresse. Après quelques minutes, je tombais sur une ou deux cases isolées. Deux femmes étaient là avec leurs enfants, nous ne pouvions communiquer que par gestes, et je laissais à l’un des gosses une petite voiture en plastique gardée jusque-là au fond de ma poche.

Tout cela me ramène au voyage de 1979 dont je reconstitue en ce moment la chronique. Cette fois, Gac, Patrick et moi étions passés en Haute Volta (ex Burkina Faso) et un taxi nous avait conduits jusqu’au village de Koumi. Ce sont les images mises en ligne aujourd’hui et elles parlent d’elles-mêmes. Á  nouveau cette gêne d’assister à la distribution parcimonieuse que tous les guides du routard préconisent pourtant (« Amenez des stylos, de menus objets, cela fait toujours plaisir », etc.) En regardant attentivement la vidéo, on voit très bien que les jeunes voyageurs que nous étions commencent à prendre conscience de ce qu’est la pauvreté. On voit aussi quelques gestes peu amènes de la part des autochtones, visiblement dérangés (ou choqués) par notre visite éclair. Mais ce qui me gêne le plus aujourd’hui, c’est la musique choisie pour illustrer le tout. Dramatique, puis doucereuse…

Certes, Koumi manquait de ressources et nombre de ses cases ou bien encore le pont de bois enjambant la rivière paraissaient particulièrement délabrés.

Fallait-il pour autant en rajouter ?

ABIDJAN PRINCESSE

En ces temps d’examens de fin d’année scolaire (juin), mon ami Patrick Breton me rappelait ce matin notre expérience commune du Bac au lycée Blaise Pascal d’Abidjan.  L’occasion pour moi d’un toute petite vidéo d’ambiance dans un établissement plus ou moins louche de la rue Princesse à Yopougon.

PS : Patrick Breton a publié en 2014 chez l’Harmattan son premier roman, Cotonou chiens et loups. Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage dont l’action est située au Bénin.

cotonou chiens et loups

SONHO EM LISBOA

Je me suis rendu une première fois à Lisbonne en 1982 et depuis je reviens sans cesse à cette ville. Un jour prochain, je compte réaliser un nouveau film qui ne sera ni un documentaire, ni un blockbluster. Plutôt une sorte de songe, flou, comme le sont – volontairement ou non – certaines images, certains messages.

DUETOS DA SÉ

Certaines images du film ILS ont été tournées à Lisbonne. C’est une de mes villes de coeur et je souhaite y consacrer plusieurs articles. J’ai rencontré Carlos et Eduardo Lála lors de mon avant-dernier séjour là-bas. Ils allaient inaugurer leur nouvel établissement, un magnifique café bar restaurant au cœur de l’Alfama : le Duetos da Sé. Carlos m’a dit que tout marcherait par deux chez eux, deux frères comme les deux tours de la Sé Velha, puis il a ajouté : ce sera un établissement « anti crise » ! Nous nous sommes donné rendez-vous pour la soirée d’ouverture et je leur ai proposé de tourner ce petit film d’ambiance.

Ce fut un plaisir et je suis heureux de participer à ma façon au baptême de ce bel endroit ; je le recommande chaudement !

http://www.duetosdase.com