LE BAOBAB DE WIM

Une fois,

comme déjà dit précédemment,

mon ami François m’a offert un beau livre de Wim Wenders intitulé Une fois.

Dans cet album, Wim publie ses photos et des textes comme celui-ci :

« Une fois

passé par la Thaïlande et l’Indonésie

je suis arrivé en Australie,

par la porte de service quasiment,

dans la ville de Darwin,

à l’extrême nord du pays,

et j’ai pu ainsi percevoir

tout un continent

par les yeux d’un nouvel arrivant.

Le soir de ce premier jour

j’ai vu pour la première fois

un baobab

et pour la première fois

la misère des aborigènes. »

Bien des années plus tard, ma fille Marine est partie vivre en Australie. Le jour de son départ, je lui ai dit d’aller voir pour moi si le baobab de Wim se trouvait toujours sur le parking de Darwin. Quelques mois après, elle m’envoyait ces photos de l’arbre, avec nos initiales gravées quelque part sur le tronc.

Encore quelques années plus tard, arrivé à Darwin par Singapour (voir l’album DARWIN PORTE DE SERVICE), c’est cette fois avec Pauline que je rendais visite à notre vieil ami. Ayant retrouvé les initiales de Marine, nous avons ajouté une nouvelle marque sur le tronc et immortalisé ce moment en vidéo.

C’est comme cela que cette histoire nous lie.

RENCONTRE SANS LENDEMAIN

Melbourne, Sydney, le Queensland, Darwin… Les albums photos nous ont mis dans le bain. Aujourd’hui, à quelques semaines d’un quatrième départ pour l’Australe, quelques articles consacrés au Nord du continent. Tout commence en 2009, dans un avion de la Qantas à destination de Darwin. Marine y était arrivée la veille et m’y attendait. Je parle très mal l’anglais mais en Australie tout paraît plus facile. Dans l’avion, j’étais assis à côté d’une jeune femme blonde qui partait rejoindre sa sœur dans le Nord. Nous avons causé durant tout le vol. Comme c’étaient enfin les vacances pour elle comme pour moi, nous avons bu plusieurs petites bouteilles de vin australien et puis nous avons échangé nos adresses facebook. Malheureusement, au cours du voyage qui continuait vers Alice Springs, j’ai perdu le petit papier où elle avait inscrit l’adresse, et je ne me suis pas souvenu de son nom ni de son prénom.

Ce fut donc une heureuse rencontre sans lendemain.

DARWIN PORTE DE SERVICE

Dans un de mes livres fétiches (Une fois, offert par mon ami François), Wim Wenders raconte comment il est arrivé un jour en Australie par sa « porte de service ». Il voulait dire qu’il était passé par Darwin, tout au Nord, plutôt que d’atterrir comme de coutume à Sydney ou Melbourne. Un jour, j’ai donc moi aussi débarqué en Australie par Darwin, la porte de service, là où j’avais rendez-vous avec Pauline. Je retrouvais ainsi cette ville un peu mythique (sur le papier en tout cas), visité une première fois quelques années auparavant avec Marine.

La ville, c’est essentiellement deux ou trois rue parallèles, quelques auberges de jeunesse, un port au bord de la Mer de Timor. Se baigner est impossible à cause de l’agressivité des méduses et on passe son temps à remonter la Cavenagh avenue, à filmer le coucher de soleil, à boire un verre au casino, à faire ses courses au Coles ou au Woolworth, à préparer la suite du voyage. C’est vrai qu’on peut s’y ennuyer un peu, mais le temps toujours beau, les fleurs de frangipanier et la coolitude généralisée permettent de ressentir très agréablement « la douceur de vivre ».

L’album qui suit tâche de restituer l’ambiance générale.