BELLE FLANDRE

Voici un album donnant une petite idée des trésors de la Flandre.  Sint-Walburgakerk à Veurnes, Sint-Niklaaskerk à Diksmuide, Cathédrale Saint Jean à Gand où l’on peut admirer (et non photographier) le retable de l’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck. Dans une chapelle, un grande scène du peintre Frans Porbus (1569-1570), figure tutélaire du Chef-d’oeuvre inconnu de Balzac. De Dunkerque (je repense aux explications étymologiques de mon père indiquant que Dunkerque signifie « Église des dunes »), on a vite fait de plonger dans cette Belgique riche, organisée, dynamique, et fort belle. Ces adjectifs élogieux sont souvent employés par les Français, de l’autre côté  de la frontière. Pour eux, une façon de dire que la France, c’est tout le contraire.

Prochainement, un dernier article sur Gand.

LA MER ET LES MIROIRS

À deux pas de chez Robert, à Leffrinckoucke, la mer.

De la chambre de Philippe qui donne au Nord, je vois les dunes séparant la maison de la digue. Cette année, après une tentative au papier peint, un collectif d’artistes a recouvert le premier blockhaus d’une mosaïque de verre. Curieux art du camouflage qui fait se demander où est l’illusion : dans l’oeuvre d’art ou dans la réalité ? « Une victoire », est-il indiqué, « des forces de l’imagination sur celles de la destruction ». Il est vrai qu’en admirant ce sublime paysage, en photographiant le bain du jour de l’An, en levant le nez en direction des façades bourgeoises de Malo, on a du mal à imaginer que s’est joué là une des plus grandes batailles du XXe siècle. L’opération Dynamo avait vu échouer sur cette plage une armée entière, évacuée (avant les civils) vers l’Angleterre. C’était en juin 40 et mon père, jeune homme à la tête brûlée, a vu tout ce chaos, a ramassé dans les fossés une vieille sacoche, un couteau, de menus objets abandonnés là, dans la débandade.

Il avait dix-sept ans.

DUNKERQUE L’AUTRE PAYS

Tout en haut de la France, à deux pas de la frontière belge, se trouve mon autre pays. Plat, comme on sait. J’y retrouve certaines marques, des souvenirs, la chaleur familiale. J’ai revu Tata Lulu dans son fauteuil, face à la mer. Bonne nouvelle, son dos ne la fait plus souffrir et elle a de nouveau le sourire. Avec Robert nous sommes allés sur la tombe de mon oncle et de mon grand-père, Pierre, mort en 1955. Tout près se trouve également la tombe de ma grand-mère. Nous sommes passés rue Paul Machy voir l’ancienne maison. Pendant mon adolescence, à l’époque de mes premiers voyages, j’envoyais toujours une carte postale à cette adresse quand bien même la grand-mère ne « savait » pas la lire (dans le Nord, on emploie savoir pour pouvoir, de même qu’on méconnaît totalement l’usage du subjonctif, ce qui donne par exemple : « Faut que je suis sûr de trouver une baraque à frites. »). Bref, après un superbe périple de 4500 kilomètres à travers l’Europe du Nord, je retrouve un « chez moi ».

NOIR ET BLANC

Le noir et blanc m’intéresse. Vont suivre plusieurs albums consacrés à l’Europe du Nord : BERLIN, ALLEMAGNE DU NORD pour Hamburg, Lübeck et les plages de la Baltique ; DANEMARK ; SCANDINAVIE pour la Suède et la Norvège ; POLOGNE pour les paysages surtout urbains de la Poméranie et DUNKERQUE, un des lieux de mes origines. .

Bonnes visites !

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